Le troupeau dans la prairie givrée, sous un ciel aux couleurs dorées et bleues

Actualités & carnets

La vie de la ferme,
au fil des jours.

Je partage ici les nouvelles et les rendez-vous de la ferme.

Pour aller plus loin

Les carnets de la ferme.

Les pratiques, l’élevage et l’histoire d’Au fil de l’Ante.
3 carnets à découvrir
Les fruits et les cultures de la fermeLes pratiques

L’agroforesterie au service de mes convictions écologiques

Associer les arbres, les cultures et les animaux pour faire travailler ensemble les ressources du vivant.

Associer les espèces et leurs fonctions

Depuis mes débuts, je m’appuie sur le fonctionnement naturel des écosystèmes. Mon approche agroécologique repose sur les liens entre mon élevage, les prairies et les cultures.

Je nourris mes bovins avec une partie de la production végétale : l’herbe des prés, le foin récolté pour l’hiver et les grains de la ferme pendant la finition. En retour, je valorise le fumier du bâtiment d’élevage pour fertiliser les sols.

Des arbres dans les prairies et les cultures

Au printemps 2017, j’ai planté des arbres et des arbustes dans les prairies et les parcelles cultivées. Cette association d’arbres et de cultures, qui peut aussi accueillir des animaux, porte un nom : l’agroforesterie.

Je distingue deux types de parcelles : les parcelles agroforestières forestières et les parcelles agroforestières fruitières. Elles enrichissent les interactions entre mes différentes productions.

Diversifier les productions de proximité

Je souhaite développer la vente de fruits en proximité et leur transformation au laboratoire de la ferme : confitures, gelées ou vinaigres. Je construis cette diversification au fil des plantations.

En avril 2020, j’ai aussi planté des aromates : basilic, ciboulette chinoise, thym… Une autre façon de faire évoluer mes cultures au gré des envies.

Revenir aux nouvelles
Deux bovins Aubrac dans la prairieL’élevage

Pourquoi la race rustique Aubrac ?

J’ai choisi cette race pour son autonomie, ses qualités maternelles et la qualité de sa viande.

L’herbe au cœur de l’alimentation

Je pense mon élevage d’Aubrac avec les cultures et les plantations. Je place l’herbe au cœur de l’alimentation : foin et ensilage pendant l’hiver, pâturage le reste de l’année.

Pendant la finition, je complète la ration des animaux d’engraissement avec les céréales produites sur la ferme. J’adapte ainsi leur alimentation à chaque étape de leur élevage.

Un troupeau autonome

J’ai été convaincu par la rusticité de l’Aubrac, son adaptation aux conditions climatiques et sa capacité à valoriser les fourrages grossiers. Ses qualités maternelles et nourricières, ainsi que son aptitude à vêler facilement, contribuent aussi à son autonomie.

Cette autonomie m’aide à rechercher un fonctionnement économe en intrants alimentaires et vétérinaires, mais aussi en temps de travail.

Une viande de caractère

La qualité de la viande a aussi guidé mon choix : sa couleur bordeaux foncé et ses saveurs soutenues, évoquant la venaison et les herbes aromatiques, font partie des qualités que je recherche.

Après l’élevage à l’herbe, je recherche, avec la finition aux céréales de la ferme, un grain de viande soyeux et un persillé fin et dense.

La confiance des artisans et des restaurateurs

Depuis mes débuts en 2016, des restaurateurs et des artisans bouchers m’ont fait confiance. Parmi ces collaborations figurent Les Mets Chais, Pas de fraises à Noël, Fragments, Initial et la boucherie Marcel.

Revenir aux nouvelles
Le troupeau dans les prairies de la ferme sous un ciel doréL’histoire de la ferme

Une ferme familiale agroécologique

Des terres familiales en Normandie, une installation en 2016 et l’envie de produire autrement.

Un projet né sur les terres familiales

Je me suis installé en janvier 2016 sur une partie des terres agricoles de ma famille, à Saint-Martin-de-Mieux, dans le Calvados. Ma ferme se situe entre Falaise et Pont-d’Ouilly, à la rencontre de la Plaine sud de Caen et du bocage de la Suisse normande.

J’ai commencé sur une soixantaine d’hectares : 36 hectares de prairies naturelles et 27 hectares de terres cultivables, avec un bâtiment d’élevage d’environ 750 m².

Un modèle viable, résilient et vivable

Mon projet repose sur des convictions agroécologiques fortes. Je cherche à utiliser au mieux les ressources naturelles, à produire de l’alimentation et à créer de la valeur économique, tout en protégeant ces ressources et en stimulant la biodiversité.

Je réfléchis aussi aux conditions de travail et à la possibilité de créer des emplois permanents ou saisonniers. Ma démarche s’appuie sur trois piliers :

  • Mettre en place un élevage écologique, économe et rentable.
  • Intensifier les interactions écologiques par l’association des espèces.
  • Développer la vente de proximité de viande de bœuf et de fruits, du producteur au consommateur.

Un mot pour vous

Passionné et fort de nombreuses expériences en France et à l’étranger, je souhaite aujourd’hui répondre à des besoins de première nécessité et donner la possibilité aux consommateurs d’accéder à des aliments de qualité, produits localement et d’une façon la plus naturelle possible.

À travers mon métier d’agriculteur, je cherche également à tisser différents liens avec les établissements agricoles, les instituts de recherche, les associations de développement agricole afin d’échanger autour des pratiques, du métier et plus largement des questions de développement des régions agraires.

Aussi, je me ferai un plaisir de vous accueillir sur l’exploitation pour échanger.

Aurélien
Revenir aux nouvelles